Archive de la catégorie ‘histoire’

Jean Calvin

Lundi 13 octobre 2008

Jean Cauvin, dit Calvin (Noyon, Picardie, 10 juillet 1509Genève, 27 mai 1564), est l’un des principaux théologiens français du protestantisme – ou encore, de la « Réforme ». Il est l’instigateur du calvinisme.

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Histoire des mentalités

Samedi 11 octobre 2008

Après la Seconde Guerre Mondiale, la discipline historique s’empare de la notion de mentalité en se déplaçant vers l’exploration de la psyché humaine saisie à travers l’étude de l’évolution des comportements, des sensibilités, des représentations, à la faveur de la vogue spectaculaire que connaît la notion de mentalité. Cet élargissement épistémologique est encore à mettre à l’actif de l’école des Annales, qui a incontestablement joué dans ce domaine un rôle dynamisant.

La notion de mentalité devient le levier qui permet à l’école des Annales de connaître sa phase la plus triomphante et son rayonnement national et international le plus spectaculaire. Elle se définit autour de trois niveaux d’opposition. Elle se situe sur le versant de l’impersonnel, de l’automatique, davantage que du côté des phénomènes conscients, intentionnels, régulant les pratiques sociales à partir d’un niveau inconscient. En deuxième lieu, elle relève davantage du niveau psychologique que du plan intellectuel dans sa manière de rompre avec l’histoire traditionnelle des idées. En troisième lieu, elle privilégie les phénomènes collectifs par rapport aux situations individuelles, tout en souhaitant se trouver à l’articulation de ces deux dimensions.

Ces caractéristiques propres à l’émergence et au succès de cette notion de mentalité conduisent les historiens des Annales à simplement transposer ces études du mental dans les catégories d’analyse déjà en usage dans une histoire économique et sociale qui a fait ses preuves, s’emparant de l’idée de séries, de phénomènes répétés, comptabilisables, de séries quantitatives. Les historiens entreprennent l’histoire de ce qui semble n’en pas avoir, c’est-à-dire la somme des habitudes du quotidien, les comportements et non plus les décisions d’une action réfléchie, l’histoire de ce qui se répète, des permanences et non plus des ruptures, les expressions involontaires de l’agir humain et non plus les décisions conscientes, l’étude des sans-grade et non plus celle des décideurs. En somme, tout ce qui peut être restitué quant au rapport passé à la mort, au sexe, au corps, à l’hygiène, à l’alimentation, aux rapports de parenté, grâce à l’établissement des moyennes, devient le chantier fécond de ce moment.

Un franc-tireur, Philippe Ariès, a été un véritable précurseur en France dans l’exploration de ces mentalités. Il publie dès 1948 son Histoire des populations françaises et de leurs attitudes devant la vie depuis le XVIIIe siècle; précédant ainsi la vogue démographique, il reste pourtant totalement ignoré par les Annales jusqu’à une période tardive, puisqu’il faut attendre 1978 pour qu’il soit élu à l’EHESS. Dans son étude sur L’Enfant et la vie familiale sous l’Ancien Régime, publiée en 1960, il développe une intuition particulièrement féconde selon laquelle la contraception a suscité une véritable révolution mentale dans le sens d’un désir de maîtrise de la vie. Philippe Ariès attribue le passage d’un modèle à un autre, non pas à une mutation globale de la société, mais à un phénomène psychologique qui a bouleversé le comportement de l’homme occidental à partir du XVIIIe siècle. Nous trouvons en creux de cette explication l’idée d’un inconscient collectif comme agent actif déterminant les variations des mentalités selon les époques dans le schéma de Philippe Ariès (Texte 5. Philippe Ariès).

L’histoire des mentalités connaît un tel succès qu’un certain nombre d’interventions des historiens des Annales tentent à plusieurs reprises d’en établir les frontières et d’en définir le contenu. Le premier de ces textes que l’on peut caractériser comme autant de programmes de recherches ou de manifestes est de Georges Duby. Il y définit la place de l’histoire des mentalités dès 1961 dans l’ouvrage dirigé par Charles Samaran sur L’Histoire et ses méthodes, paru chez Gallimard dans la collection «Encyclopédie de la Pléiade», à un moment où ce domaine n’est encore qu’émergent. Il inscrit sa démarche dans la continuité de celle de Lucien Febvre lorsque celui-ci définissait en 1938 les rapports entre «la psychologie et l’histoire» dans L’Encyclopédie française. Duby envisage la fécondité possible des relations entre la psychologie sociale des années 1960 telle qu’elle lui apparaît dans ses études expérimentales des relations qu’entretient l’individu avec son groupe d’appartenance et le souci de l’historien de corréler le collectif au personnel. En outre, le niveau du mental a, pour Duby, sa propre temporalité, qu’il subdivise selon la grille braudélienne en trois rythmes: celui, rapide, des émotions d’un moment, d’une conjoncture, de la rumeur à la petite phrase dans ses échos momentanés; puis l’évolution des comportements et croyances partagés par un groupe social déterminé; enfin, sur une plus longue durée, les cadres mentaux plus résistants aux changements, l’héritage culturel, le système de croyance ou le modèle de comportement qui perdure par-delà l’événementiel.

Le regard que porte l’historien Georges Duby sur la famille, l’amour, le mariage revient à replacer les comportements, les sensibilités de l’époque médiévale dans les enjeux contradictoires qu’ils représentent pour les catégories sociales dominantes. La prospection la plus avancée de Duby dans le champ des mentalités, et qui peut être lue comme l’illustration la plus réussie, est Les Trois Ordres ou l’Imaginaire du féodalisme. Duby reprend le schéma trifonctionnel de Georges Dumézil (souveraineté, guerre, fécondité), mais il renverse sa proposition selon laquelle ce schème serait une structure mentale propre aux Indo-Européens. Au commencement était le mythe pour Dumézil, alors que Duby considère que la structure propose et l’histoire dispose. Il déplace le regard vers l’émergence du mythe dans le tissu historique, sa plus ou moins grande prégnance, et sa signifiance dans les pratiques sociales où il est utilisé. Or, la société qu’il étudie est traversée par des zones conflictuelles qui se déplacent et engendrent des représentations du monde dont la forme ou la nature s’adaptent à la nécessité de juguler les conflits. La révolution féodale a besoin d’un système de légitimation, d’un modèle, lui aussi parfait, de représentation de la distribution du travail social, de la soumission acceptée du plus grand nombre. En l’absence de pouvoir politique, ce sont donc les clercs qui tentent de restaurer l’équilibre social, et la figure ternaire se présente comme le répondant terrestre des distinctions célestes (Texte 6. Georges Duby).

Le deuxième texte-manifeste définissant l’histoire des mentalités est celui d’un défricheur dans ce domaine, proche de Lucien Febvre, Robert Mandrou, qui est chargé de rédiger l’article «Mentalité» pour l’Encyclopædia universalis en 1968, soit au moment même où cette forme d’histoire connaît un regain d’intérêt dans toute la profession. Il dessine à l’historien le programme de recherche des moments de structuration et de destructuration de ces mentalités qui définissent l’articulation de conjonctures mentales des simples climats d’une époque avec des structures de plus longue durée (Texte 7. Robert Mandrou).

Mandrou publie en 1968 sa thèse consacrée au changement radical d’attitude des magistrats face au phénomène de la sorcellerie au cours du XVIIe siècle. Il s’attache à cette lente destructuration de la poursuite judiciaire des manifestations de sorcellerie qui se déroule sur près d’un siècle. Alors que les magistrats prononcent sans états d’âme leurs condamnations au début du siècle, pourchassant les suppôts de Satan, à la fin du siècle, les parlements ont tous renoncé à ce genre d’accusation. À travers cette mutation, Mandrou détecte la dislocation d’une structure mentale en situant le vecteur du changement à l’intérieur d’une culture d’élite, celle des magistrats, qui s’identifie au progrès de la Raison.

C’est sur cette dichotomie entre une culture supposée populaire et une culture supposée savante que Michel de Certeau exprime des réticences très novatrices, car annonciatrices des futures remises en cause de la notion même de mentalité. Tout en saluant l’importance de l’ouvrage de Mandrou, il le met en garde sur le fait que le silence des archives n’est pas un argument pour l’historien et que ce dernier, prisonnier des seules archives consultables, celles des savoirs constitués, ne peut en tirer des déductions trop hatives (Texte 8. Michel de Certeau).

C’est ensuite à Jacques Le Goff que revient le soin de définir ce qu’il entend par l’histoire des mentalités au plus fort du succès de cette forme d’histoire; ce sera dans le cadre de la trilogie Faire de l’histoire en 1974. Définie comme une histoire ambiguë, son caractère imprécis en fait tout son attrait, car il permet ainsi à l’historien de se rapprocher de l’ethnologie, de la sociologie et de la psychologie sociale, autant de relations qui ont, en ces temps où la discipline historique est nourrie de visées hégémoniques, un intérêt hautement stratégique. Le caractère attrape-tout de cette notion floue de mental permet de labourer sur les terres des autres sciences sociales. Outre cet intérêt, l’histoire des mentalités, d’après Le Goff, offre l’avantage de sortir d’un économicisme étroit selon lequel l’homme ne se nourrit que de pain. Elle constitue un ailleurs indispensable à la réalisation du projet prométhéen de résurrection du passé tel que l’avait défini Michelet au XIXe siècle (Texte 9. Jacques Le Goff).

De son côté, Michel Vovelle entend participer à la vogue pour les mentalités tout en distinguant la notion de mentalité de celle d’idéologie (Texte 10. Michel Vovelle). Avec ce succès de l’histoire des mentalités dans les années 1970, certains historiens ont cru atteindre enfin la visée d’une histoire totale, «de la cave au grenier», constituée par la juxtaposition des strates d’analyses démographique, économique, psychologique, ethnologique… Derrière cette notion de totalité enfin atteinte, c’est la discipline historique qui affirmait sa vocation hégémonique vis-à-vis des autres sciences sociales en proclamant haut et fort que tout relève de l’histoire. Pour d’autres, comme Pierre Vilar, il s’agit plutôt d’ajouter une pièce supplémentaire à l’édification d’une histoire marxiste (Texte 11. Pierre Vilar).

 

Histoire des femmes

Vendredi 10 octobre 2008

L’histoire des femmes est une branche de l’histoire consacrée à l’étude des femmes en tant que groupe social, apparue dans les années 1970 et étroitement liée aux luttes féministes.

Elle s’est en particulier développée sous la forme de l’histoire du genre (ou gender history en anglais), ou histoire des femmes et du genre, qui  est un courant historiographique d’origine américaine. Le concept de « gender » (genre) a été développé en critique de l’histoire sociale des femmes, au début des années 1990. Cette nouvelle approche s’inspire en partie des théories du courant du Linguistic turn.

La plupart des recherches historiques concernant les femmes ont pour objectif de mettre en lumière les formes de domination qu’elles ont subies depuis les débuts de l’humanité. Mais en croyant dénoncer l’oppression masculine, l’histoire sociale des femmes ne ferait que la consolider en reprenant à son compte une définition de « la femme » que les hommes ont imposée comme une évidence.

Si le terme de « genre » est préféré à celui de « femme », c’est pour mettre l’accent sur la question de la différenciation sexuelle, en privilégiant les relations entre les hommes et les femmes, étant donné que l’on ne peut définir les uns que par rapport aux autres.

Philippe Aries

Lundi 6 octobre 2008

(Blois, 21 juillet 1914-Toulouse, 8 février 1984) était un historien et journaliste français.

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spécialiste de l’histoire des mentalités. Il s’est intéressé au comportement de l’homme au cours des étapes marquantes de la vie (« l’Enfant et la vie familiale sous l’Ancien Régime », 1960; « Images de l’homme devant la mort », 1983).

En tant qu’historien des mentalités, c’est toutefois de la vie qu’il a d’abord parlé. Il s’est beaucoup intéressé au problème de l’interventionisme rationnel dans les phénomènes vivants, problème qui s’étend depuis la limitation artisanale des naissances jusqu’à la manipulation génétique. En ce qui concerne les circonstances historiques entourant la généralisation des techniques contraceptives en Europe, il a écrit, dans Histoire des Populations Françaises, des pages du plus haut intérêt tant pour le spécialiste des sciences humaines que pour le profane qui veut tout simplement mieux comprendre sa propre vie.

Guillaume Budé

Mardi 30 septembre 2008

Guillaume Budé (né à Paris le 26 janvier 1468 et mort à Paris le 22 août 1540) est un humaniste français, connu également sous le nom latin de Budaeus.

Fidèle à la tradition familiale, Guillaume Budé entreprend des études de droit, mais elles le déçoivent et le détournent des livres, jusqu’à l’âge de vingt-cinq ans où il décide de se consacrer à nouveau à l’étude. Il apprend alors en même temps le grec, les mathématiques, les sciences naturelles, la philosophie, l’histoire, la théologie, le droit et la médecine. Animé d’une extraordinaire boulimie du savoir, il acquiert seul une très vaste érudition encyclopédique.

Budé représente un nouveau type d’écrivain, autodidacte et laïc; jusque-là en effet, les grands érudits étaient des clercs formés longuement par des maîtres. Homme d’étude, il ne dédaigne pas de prendre «dans le siècle» d’importantes responsabilités : secrétaire du roi, puis chargé de mission auprès du Saint-Siège, il accompagne François Ier au Camp du Drap d’Or (1520).

À la faveur de l’intérêt que lui prête le roi, Budé propose à celui-ci la création d’un Collège des Trois- Langues (le futur Collège de France) et sollicite, pour en assurer la direction, Érasme qui refuse. Le Collège ne sera fondé qu’en 1530.

Budé est lié avec Érasme mais aussi avec Thomas More, Rabelais, Dolet, avec lesquels il entretient une abondante correspondance, tantôt en latin, tantôt en grec, tantôt en français.

Le nom de Budé est lié à la création de la Bibliothèque de Fontainebleau qui sera plus tard transportée à Paris pour devenir la Bibliothèque nationale. Il porte, le premier, le titre de maître de la librairie du Roy.

Il s’enorgueillit d’avoir « rouvert les sépulcres de l’Antiquité » et s’attache dans le plus célèbre de ses ouvrages, le De Asse (1515), à renouveler largement l’interprétation des textes des historiens, des jurisconsultes de l’Antiquité et de Pline dont il étudie les manuscrits très altérés.

Son oeuvre reflète la diversité de son érudition, mais aussi la curiosité encyclopédique de son époque. Il pense que le savoir mène à la sagesse et conçoit l’étude comme une voie de salut et de sainteté. Il fait l’apologie de la tête bien faite plutôt que de la tête bien pleine et réfléchit sur l’unité profonde des études littéraires dont le fondement doit rester l’exercice du jugement critique.Selon lui, toute spéculation est orgueilleuse et vaine; la vérité est don de Dieu. L’exercice philosophique par excellence est la lecture, l’interprétation et la méditation de l’Écriture sainte qui conduisent à la contemplation.

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Aristide Briand

Samedi 27 septembre 2008

 (29 mars 1862 à Nantes7 mars 1932 à Paris)

occupa de hautes fonctions au sein des gouvernements français successifs : onze fois président du Conseil et vingt fois ministre. Il reçut de plus le Prix Nobel de la paix en 1926.

Sa grande œuvre, qu’il poursuivit sans relâche, jusqu’en 1932, fut la réconciliation entre la France et l’Allemagne. Pour cela, il reçut avec son homologue allemand, Gustav Stresemann, le Prix Nobel de la paix en 1926, après les accords de Locarno. En 1928, poursuivant son rêve de la paix par la sécurité collective dont l’axe serait la Société des Nations, il signe avec l’Américain Kellogg un pacte qui veut mettre la guerre hors-la-loi. Finalement, la construction diplomatique, patiemment élaborée par Aristide Briand, était seulement un château de sable qui s’est écroulé sous les coups de butoir de la crise économique de 1929, de la montée du nazisme et du communisme. Briand a agi au mieux dans les circonstances qui lui étaient données et son grand rêve se réalisa après-guerre dans l’ONU et dans l’Union européenne.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Aristide_Briand

Jacques Bossuet

Vendredi 26 septembre 2008

né à Dijon le 27 septembre 1627 et mort à Paris le 12 avril 1704, est un homme d’Église, prédicateur et écrivain français.

D’abord prêtre, il est rapidement nommé évêque à Paris où la profondeur et le lyrisme de ses sermons et ‘oraisons funèbres‘ lui assurent un grand succès auprès du roi. En 1670, il est nommé précepteur du fils de Louis XIV, le Grand Dauphin. Et en 1671, il entre à l’Académie française. Son dogmatisme et son orthodoxie en matière de foi l’ont souvent mené au conflit avec les protestants et les jansénistes ainsi qu’avec le monde du théâtre qu’il a toujours combattu.

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Leon Blum

Vendredi 26 septembre 2008

(9 avril 187230 mars 1950) est un homme politique socialiste français. Il fut l’un des dirigeants de la section française de l’Internationale ouvrière (SFIO), et président du conseil, c’est-à-dire chef du gouvernement français, en 1936, 1938 et 1946. Il a marqué l’histoire politique française pour avoir refusé l’adhésion à la IIIe Internationale communiste en 1920, et pour avoir été le président du Conseil du Front populaire en 1936.

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Otto Von Bismarck

Vendredi 26 septembre 2008

Otto Eduard Leopold von BismarckGraf von Bismarck, puis Fürst von Bismarck-Schönhausen, Herzog von Lauenburg – comte de Bismarck, puis prince de Bismarck-Schönhausen et duc de Lauenburg (1er avril 181530 juillet 1898) fut chancelier du royaume de Prusse de 1862 à 1890. Il unifia l’Allemagne par une série de guerres et devint le premier chancelier (18711890) de l’Empire allemand. Homme politique conservateur, aristocrate et monarchiste, Bismarck combattit à l’intérieur les catholiques, une partie des libéraux et le mouvement social-démocrate montant des années 1880 en interdisant plusieurs organisations ; il institua une retraite obligatoire et une assurance santé et accident pour les travailleurs avec pour but recherché de calmer la classe ouvrière et de la dissuader de rejoindre le mouvement socialiste.

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Bicamérisme

Vendredi 26 septembre 2008

Le bicamérisme est un système d’organisation politique qui divise le Parlement en deux chambres distinctes, une chambre haute et une chambre basse. Le mot, introduit au XIXe siècle, est constitué de « bi » (deux) et de « camera » (chambre en latin). Différent du bicaméralisme qui est la doctrine du bicamérisme.

Le bicamérisme fut introduit en France par le Directoire, qui voulait ainsi réagir contre les excès de la chambre unique. Il a pour but de modérer l’action de la Chambre basse (Assemblée Nationale) élue au suffrage direct en soumettant toutes ses décisions à l’examen d’une seconde chambre (la Chambre haute, le Sénat), élue au suffrage indirect, plus conservatrice. La Constitution de la Cinquième République Française a maintenu le bicamérisme, en rendant au Sénat une partie de l’influence qu’il avait perdue sous la Quatrième République, durant laquelle la chambre haute s’appelait « Conseil de la République ». La Deuxième République Française était monocamériste.

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