Archive de la catégorie ‘Droit’

Bicamérisme

Vendredi 26 septembre 2008

Le bicamérisme est un système d’organisation politique qui divise le Parlement en deux chambres distinctes, une chambre haute et une chambre basse. Le mot, introduit au XIXe siècle, est constitué de « bi » (deux) et de « camera » (chambre en latin). Différent du bicaméralisme qui est la doctrine du bicamérisme.

Le bicamérisme fut introduit en France par le Directoire, qui voulait ainsi réagir contre les excès de la chambre unique. Il a pour but de modérer l’action de la Chambre basse (Assemblée Nationale) élue au suffrage direct en soumettant toutes ses décisions à l’examen d’une seconde chambre (la Chambre haute, le Sénat), élue au suffrage indirect, plus conservatrice. La Constitution de la Cinquième République Française a maintenu le bicamérisme, en rendant au Sénat une partie de l’influence qu’il avait perdue sous la Quatrième République, durant laquelle la chambre haute s’appelait « Conseil de la République ». La Deuxième République Française était monocamériste.

Francophonie

Jeudi 25 septembre 2008

 

DEFINITION.

 

Larousse : Collectivité constituée par les peuples parlant le Français.

Origine : mot forgé en 1880 par ONESIME RECLUS, géographe qui avait eu l’idée de classer les populations du monde en fonction de critères linguistiques. Apparu en 1962 dans la revue « Esprit », popularisé ensuite. Cela prouve que le mot comme la notion sont récents.

 

CHIFFRES.

 

Le Français se situe au 9e rang des langues les plus utilisées. On compte aujourd’hui un peu plus de 131 millions de francophones à travers le monde, soit 2,5 % de la population mondiale. L’Europe regroupe 21 % de la population francophone, l’Amérique 4 %, et l’Afrique 75 %.

 

En Europe, la France mise à part, les francophones se trouvent essentiellement en Belgique (70 % de la population), en Suisse (20 % de la population) et au Luxembourg. Au niveau de l’Union européenne, à laquelle il faut ajouter la Suisse, le Français est la deuxième langue la plus parlée avec 67 millions de locuteurs, derrière l’allemand (90 millions), mais devant l’anglais (61 millions).

 

En Amérique du nord, c’est au Canada que vit la plus forte minorité de population francophone, soit 6,5 millions de locuteurs. Sur le reste du continent américain, départements d’outre mer français (Guadeloupe, Martinique, Guyane) exceptés, les communautés francophones sont présentes en Louisiane et en Haïti.

 

L’Afrique subsaharienne compte à elle seule presque 39 millions de francophones. Avec plus de 25 millions de francophones au Maghreb (49 % des Tunisiens, 49 % des Algériens et 30 % des Marocains), la Francophonie y est très présente.

Au Moyen-Orient, le Liban demeure le pivot de la Francophonie, avec environ 800.000 locuteurs.

 

Enfin, en Asie, c’est dans la péninsule indochinoise que les francophones sont les plus nombreux (environ 500.000 au Vietnam et 5 % de la population au Laos).

 

Ainsi, on peut remarquer que l’usage de la langue française dépasse largement le cadre de la France).

 

ORGANISMES.

 

Ils sont de plus en plus nombreux, avec des effectifs croissants et de nouveaux domaines d’action. Cependant, malgré le regain d’intérêt pour la francophonie dont ils témoignent, ils sont critiqués pour leur inefficacité. Ils seraient incapables de faire face à la demande des pays francophones. La France cache mal son manque de volonté politique, alors qu’elle devrait y jouer un rôle moteur. En voici une liste (non exhaustive) suivant leur apparition dans le temps.

1. Association des écrivains de langue française (1926)

2. Union internationale des journalistes et de la presse de langue française (1950)

3. Association des universités partiellement ou entièrement de langue française (Aupelf, Montréal, 1961)

4. Assemblée internationale des parlementaires de langue française {1967)

5. Agence de coopération culturelle et technique (1969)

6. Agence de la francophonie. Créée en 1970, elle rassemble 46 pays membres et dispose d’un budget de 489 millions de francs (chiffre valable pour 1997)

7. Haut Conseil de la Francophonie (F. Mitterrand, Paris, 1984)

8. Sommets de la Francophonie (le premier en 1986, le dernier à Hanoï en 1997. 41 pays ont assisté au premier, 49 au dernier). C’est la réunion des chefs d’Etat francophones.

9. Secrétariat d’Etat à la Francophonie ( 1986 , Paris , par le gouvernement Chirac).

10. Le prix littéraire de la Francophonie décerné par l’Académie Française. Créé en 1986 sur la proposition du gouvernement canadien, il récompense les efforts d’un auteur en faveur de la langue française par un prix de 400.000 F.

11. Délégation générale à la langue française (créée en 1989, placée auprès du Premier ministre mais rattachée au ministère de la Culture).

 

ACTUALITE et ORGANISATIONS INTERNATIONALES

 

Le regroupement des 21 États francophones qui ont créé l’organisation intergouvernementale de la Francophonie (ACCT) en 1970 coopèrent régulièrement

Les institutions de la Francophonie multilatérale sont organisées autour de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant le français en partage, aussi appelée Sommet de la Francophonie. Il existe également des instances de décision (Conférence Ministérielle de la Francophonie, Conseil Permanent de la Francophonie deux des trois organes principaux de l’ACCT) et les diverses structures (L’Assemblée parlementaire de la Francophonie qui est consultative).

 

Depuis1986 une volonté politique s’est fait jour, au Sommet de Hanoi, en novembre 1997, M. Boutros Boutros-Ghali a été élu secrétaire général de la Francophonie. Il reprend les attributions du président du C.P.F. et du secrétaire général de l’Organisation intergouvernementale de la Francophonie, agissant en tant que secrétariat des instances. Il sera, selon les termes du président de la République française à Cotonou, « le visage et la voix » de la Francophonie qu’il représentera sur la scène internationale et qu’il mènera en coordonnant l’action des différents opérateurs (porte-parole politique et représentant officiel de la communauté francophone).

 

Les sommets de la francophonie (rencontre des chefs d’Etat et de gouvernements francophones) ont été créés en 1986 (Paris) puis ont suivi Québec (1987), Dakar (1989), Chaillot (Paris 1991), Ile Maurice (1993), Cotonou (1995), Hanoï (1997).

 

 

PERSONNALITES.

1. Afrique Noire : Léopold SEDAR SENGHOR, Poète et homme politique sénégalais.

2. Monde arabe : l’ancien président tunisien Habib BOURGUIBA, qui avait appelé en 1963 à la constitution d’un « Commonwealth à la française ».

3. Asie : Le Prince SIHANOUK. Dès 1962, il plaide pour l’organisation générale des « parlant français ».

4. Amériques :

Caraïbes : Aimé CESAIRE, homme politique et poète martiniquais.

Québec : J.L. ROY, journaliste, écrivain, qui a pris part aux institutions francophones.

5. France : MALRAUX : il est considéré comme l’un des initiateurs de la francophonie.

6. M. Boutros Boutros-Ghali ancien secrétaire général de l’ONU : secrétaire général de la Francophonie.

 

CITATIONS.

 

«  La mission de la France est de pratiquer la coopération avec les Etats du monde, avant tout, ceux d’Afrique, dont nous sommes solidaires par l’idéal, la langue, la culture.  » C. De Gaulle, 1962. «  Qu’est-ce que la francophonie ? Ce n’est pas une machine de guerre montée par l’impérialisme français  » L. Sedar Senghor, 1966.

«  La Francophonie, c’est cet humanisme intégral  » Idem.

 

IDEES

 

Si la Francophonie recouvre un aspect linguistique et culturel avec la défense et la promotion du Français, mais plus généralement d’une identité, elle sert aussi de prétexte pour renforcer des liens d’une autre nature. Lien privilégié des rapports Nord/Sud, c’est grâce à elle que se met progressivement en place une coopération multiforme pour aider au développement les pays les plus défavorisés, généralement anciennement colonisés. Cependant, cette aide économique est liée aux progrès politiques. Il y a une réelle volonté de faire de l’espace francophone un espace démocratique.

Quel est l’avenir de la langue française ? Autrefois langue diplomatique, elle reste encore aujourd’hui parlée par une population plus grande que celle des ressortissants français. Mais la tendance est à la baisse, car son usage limité rend son apprentissage irrationnel.

Ne reste-t-il pas une volonté d’impérialisme dans la notion de francophonie, datant de la 3ème république (se souvenir des discours de J. Ferry) ?

 

BIBLIOGRAPHIE

 

La Francophonie – Que sais-je ? Xavier DENIAU La Francophonie – l’Emergence d’une alliance ? J.L. ROY – Hatier

La Francophonie – M. TETU – Hachette

L’Aréopage

Mercredi 24 septembre 2008

C’est la colline d’Arès située à Athènes, à l’ouest de l’Acropole.

Là se tenait le conseil chargé d’aider le roi dans la gouvernance de la ville.

Après les réformes de Solon, ses membres furent recrutés parmi tous les anciens archontes, qui en devenaient membres à vie, et qui représentaient les riches par opposition aux simples aristocrates, si bien qu’il devint un organisme moins exclusif. Ses pouvoirs politiques furent peut-être redéfinis, et dans une certaine mesure limités par Clisthène, mais il resta puissant jusqu’aux guerres médiques. Avec le progrès rapide des institutions démocratiques, ses pouvoirs étendus semblaient incongrus. Il perdit peut-être de son prestige et de son pouvoir politique après -487, lorsque les archontes furent tirés au sort, et que ce n’étaient plus des hommes de grandes compétences que l’on choisissait.

L’Aréopage siégeait la nuit : on n’y permettait aucun artifice oratoire pour émouvoir ou attendrir les juges. Aussi l’Aréopage jouit-il longtemps d’une grande réputation d’impartialité, qu’il perdit au Ve siècle av. J.-C.

En 1834, la Grèce reprit le nom pour qualifier son tribunal, et c’est encore le cas de nos jours.

L'Aréopage dans Droit ar%E9opage%201

L’absolutisme

Mercredi 4 juin 2008

L’absolutisme est un type de régime politique où « le détenteur d’une puissance attachée à sa personne, concentrant en ses mains tous les pouvoirs, gouverne sans aucun contrôle ». Mais le mot « absolutisme » a été inventé après le système de pouvoir qu’il est censé définir. C’est en effet, en 1797, que Châteaubriand l’utilise, pour la première fois. Il n’est mentionné dans le dictionnaire de l’académie française pour la première fois qu’en 1878.

  Régime politique les différents pouvoirs sont concentrés aux mains dun seul

Académie française, 8ème édition

Définition 1 :

absolutisme
Théorie ou pratique d’une autorité absolue. L’absolutisme de Pierre le Grand. Hobbes est un défenseur de l’absolutisme.

 

Wiktionnaire

Définition 1 :

absolutisme
Théorie ou pratique d’une autorité absolue.

Définition 2 :

absolutisme
A l’absolutisme prétendu divin, qui, nécessairement interprété par les hommes, n’a jamais produit que l’oppression mortelle, l’écrasement de l’esprit, le massacre des corps -(…)- opposons l’heureuse liberté de la diversité humaine, avec ce que nous pouvons concevoir et faire de justice faillible dans des conflits d’égoïsme universel. (Georges Clémenceau; Article du 14 juin 1899, paru dans « Justice militaire » -1901)

 

Source : http://fr.wiktionary.org/wiki/absolutisme

Alienation

Vendredi 18 avril 2008

 Alienation dans Biologie

1) En droit : un transfert de propriété.

2) dépossession de l’individu et la perte de maitrise de ses forces propres au profit de puissances supérieures, que celles-ci s’exercent à un niveau individuel (aliénation mentale) ou à un niveau social (aliénation sociale et économique).

3) Une pers. considérée dans ses rapports avec elle-même] Fait de devenir étranger à soi-même, de perdre l’esprit.

1. PSYCH. Troubles psychiques profonds privant un individu de ses facultés mentales. Aliénation d’esprit (vx), − mentale ou absol. aliénation

 2. Altération passagère du jugement, de la maîtrise de soi, égarement

Chez Lacan: http://www.etudes-lacaniennes.net/Etudes/Psychanalyse/jouissance/joui-alienation.htm