Archive de la catégorie ‘art’

Le Caravage

Lundi 13 octobre 2008

Michelangelo Merisi da Caravaggio, dit Le Caravage, est un peintre italien né le 29 septembre 1571 à Milan et mort le 18 juillet 1610 à Porto Ercole.

Son œuvre puissante et novatrice révolutionna la peinture du XVIIe siècle par son caractère naturaliste, son réalisme parfois brutal, son érotisme troublant et l’invention de la technique du clair-obscur qui influença nombre de grands peintres après lui.

Son art se distingue par le traitement contrasté de la lumière qui dramatise le sujet, traité par ailleurs sur le mode d’un réalisme objectif associé à une dimension méditative. Le naturalisme avec lequel l’artiste traita à plusieurs reprises les scènes religieuses suscita l’indignation du clergé.
Le Caravage dans art CaravageDavid
La tête de Goliath

La Celestina de Picasso

Lundi 6 octobre 2008

réalisée à Barcelone en 1904. C’est une huile sur toile de 81×60 cm appartenant désormais au musée parisien consacré à l’artiste. Pour certains, cette toile marque l’apogée de la période bleue du peintre, allant de 1901 à 1904, dans laquelle la teinte bleue est largement prédominante.

C’est une vieille femme qui se tient seule, isolée sur un fond bleu uni et la tête recouverte d’un voile noir. Seules quelques touches de rose tentent de raviver les joues blafardes de la vieille femme. Son regard attire l’attention du spectateur, d’une part parce qu’elle a un œil aveugle, ce qui est une représentation exceptionnelle dans l’œuvre de Picasso qui accorde une grande place à cet organe, et d’autre part parce que ce regard se détourne de celui du spectateur, donnant l’impression de se perdre dans l’infini. Cette toile est une œuvre majeure de la période bleue : en représentant la tenancière d’une maison close à Barcelone, Picasso traduit sa rencontre avec la réalité sociale, le désenchantement d’une génération. Le bleu caractéristique de cette période témoigne d’une certaine mélancolie et souffrance, et se fait couleur de la misère sociale.

Il fait le portrait de portrait de Carlotta Valdivia, tenancière d’une maison close dans un quartier de Barcelone. Le nom que Picasso donne à sa peinture, La Célestine, renvoie au personnage né de la plume de Fernando de Rojas, dans sa tragi-comédie « Calixte et Mélibée » ou « La Celestina » datant de 1499, époque de la Renaissance espagnole. L’intrigue se joue autour de trois personnages principaux : Calixte, Mélibée et Célestine, une vieille entremetteuse borgne. Mélibée rejette les avances de Calixte. Le jeune homme fait donc appel à Célestine qu’il paie pour son aide, mais qui entraînera la mort des amants, cette dernière étant de son côté arrêtée et exécutée publiquement. Le personnage de La Célestine peint par Picasso est donc une femme mauvaise, cruelle. Avec son œil sain elle observe tandis qu’avec son œil aveugle, elle semble lancer des malédictions. La Celestina est aujourd’hui encore une des œuvres les plus importantes de la littérature espagnole. Picasso illustre avec ce tableau et la référence au personnage de La Celestina de Rojas « à la fois l’individualité singulière d’un portrait et l’universalité d’un type humain.

La Celestina de Picasso dans art 140Picasso.Celestina.51345c

 

Michel Butor

Mardi 30 septembre 2008

né à Mons-en-Barœul le 14 septembre 1926, est un poète, romancier et essayiste français.

Il publie son premier roman en 1954, ‘Passage de Milan‘, qui concilie philosophie et poésie. Fortement influencé par James Joyce et John dos Passos, mais aussi par Kafka et la peinture abstraite, il entreprend la conquête d’une ‘poétique du roman’. ‘La Modification‘ reçoit le prix Théophraste-Renaudot en 1957 et consacre le ‘nouveau roman’ qui réunit entre autres Alain Robbe-Grillet, Marguerite Duras et Nathalie Sarraute. Malgré ses succès littéraires, il continue d’enseigner à Nice puis à l’université de Genève.

Guillaume Budé

Mardi 30 septembre 2008

Guillaume Budé (né à Paris le 26 janvier 1468 et mort à Paris le 22 août 1540) est un humaniste français, connu également sous le nom latin de Budaeus.

Fidèle à la tradition familiale, Guillaume Budé entreprend des études de droit, mais elles le déçoivent et le détournent des livres, jusqu’à l’âge de vingt-cinq ans où il décide de se consacrer à nouveau à l’étude. Il apprend alors en même temps le grec, les mathématiques, les sciences naturelles, la philosophie, l’histoire, la théologie, le droit et la médecine. Animé d’une extraordinaire boulimie du savoir, il acquiert seul une très vaste érudition encyclopédique.

Budé représente un nouveau type d’écrivain, autodidacte et laïc; jusque-là en effet, les grands érudits étaient des clercs formés longuement par des maîtres. Homme d’étude, il ne dédaigne pas de prendre «dans le siècle» d’importantes responsabilités : secrétaire du roi, puis chargé de mission auprès du Saint-Siège, il accompagne François Ier au Camp du Drap d’Or (1520).

À la faveur de l’intérêt que lui prête le roi, Budé propose à celui-ci la création d’un Collège des Trois- Langues (le futur Collège de France) et sollicite, pour en assurer la direction, Érasme qui refuse. Le Collège ne sera fondé qu’en 1530.

Budé est lié avec Érasme mais aussi avec Thomas More, Rabelais, Dolet, avec lesquels il entretient une abondante correspondance, tantôt en latin, tantôt en grec, tantôt en français.

Le nom de Budé est lié à la création de la Bibliothèque de Fontainebleau qui sera plus tard transportée à Paris pour devenir la Bibliothèque nationale. Il porte, le premier, le titre de maître de la librairie du Roy.

Il s’enorgueillit d’avoir « rouvert les sépulcres de l’Antiquité » et s’attache dans le plus célèbre de ses ouvrages, le De Asse (1515), à renouveler largement l’interprétation des textes des historiens, des jurisconsultes de l’Antiquité et de Pline dont il étudie les manuscrits très altérés.

Son oeuvre reflète la diversité de son érudition, mais aussi la curiosité encyclopédique de son époque. Il pense que le savoir mène à la sagesse et conçoit l’étude comme une voie de salut et de sainteté. Il fait l’apologie de la tête bien faite plutôt que de la tête bien pleine et réfléchit sur l’unité profonde des études littéraires dont le fondement doit rester l’exercice du jugement critique.Selon lui, toute spéculation est orgueilleuse et vaine; la vérité est don de Dieu. L’exercice philosophique par excellence est la lecture, l’interprétation et la méditation de l’Écriture sainte qui conduisent à la contemplation.

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Yamina Benguigui

Lundi 29 septembre 2008

Débutant comme assistante du réalisateur Jean-Daniel Pollet, le cinéma de Yamina Benguigui se distingue par des sujets consacrés à la mémoire et à la question de l’immigration. L’immigration maghrébine et l’identité musulmane notamment, sont les thèmes principaux de toute son oeuvre. Son film de chevet : ‘America, America‘ d’Elia Kazan, qui s’interroge sur la place des minorités. L’élément déclencheur de sa vie de réalisatrice : la remise de la Palme d’or à Cannes en 1975 pour le filmChroniques des années de braise‘ de l’Algérien Mohamed Hamina. A l’époque du ‘touche pas à mon pote‘, Yamina signe ‘Bâton rouge‘, où se dessine déjà la question des Beurs. Elle réalise également pour la télévision française ‘Femmes d’Islam‘ et ‘La Maison de Kate, un lieu d’espoir’. Mais c’est avec ‘Mémoires d’immigrés, l’héritage maghrébin’ qu’elle obtient la reconnaissance des critiques et du public. Cette réflexion sur la mémoire et l’exil des immigrés d’Afrique du Nord reçoit en effet un accueil plus que favorable. Elle réalise ensuite plusieurs petits films et documentaires comme ‘Pimprenelle‘, ‘Le Jardin parfumé‘, ‘Pas d’histoire ! Regards sur le racisme au quotidien.’ Avec son premier long-métrage, ‘Inch’allah dimanche’, Yamina Benguigui revient à ses sujets de prédilections mais cette fois-ci à travers la fiction : l’histoire d’une femme algérienne qui rejoint sa famille en Picardie. Diffusée à Florence lors d’un festival dédié au cinéma au féminin, Yamina a reçu le prix de la paix.

C est vraiment une femme admirable!!

Robert Bresson

Samedi 27 septembre 2008

 un cinéaste français né le 25 septembre 1901 à Bromont-Lamothe (Auvergne) et décédé le 18 décembre 1999 à Droue-sur-Drouette (Eure-et-Loir). Son art, dont le caractère spirituel et moral tirent leurs racines d’un catholicisme rigoriste, révèle, par delà un ascétisme apparent, une profonde sensualité.

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Georges Braque

Samedi 27 septembre 2008

peintre et sculpteur français né à Argenteuil (Seine-et-Oise, actuellement Val-d’Oise) le 13 mai 1882 et mort à Paris le 31 août 1963. Il fut, avec Pablo Picasso, l’un des initiateurs du cubisme.

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Le viaduc de l’Estaque

Sandro Botticelli

Vendredi 26 septembre 2008

né entre mars 1444 et mars 1445 dans le quartier d’Ognissanti de Florence, où son père était tanneur. Il meurt en mai 1510 dans la maison de la Via della Porcellenna où il aura travaillé toute sa vie. Botticelli est un surnom, de « botticello » qui signifie « petit tonneau », vraisemblablement donné à son frère aîné Giovanni et qui passa rapidement au cadet.

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Adoration des Mages

 

La célèbre fresque  » Le Printemps » est réalisée, elle aussi en 1482 dans le Palais de Castello pour la famille Médicis dans un style mythologique et allégorique, en hommage au mariage du cousin de Laurent le Magnifique avec Sémirade d’Appiano. « Vénus et Mars » peint en 1483, sur le thème de l’amour semble avoir été commandé par la famille Vespucci pour l’occasion d’un mariage.
 » La Naissance de Vénus » qui présente pour la première fois une nudité féminine non biblique, est peinte sur une toile vers 1485, car elle était destinée à être transportée et installée dans une villa à la campagne, par le commanditaire, probablement aussi de la famille Médicis.

Jérôme Bosch

Vendredi 26 septembre 2008

De son véritable nom Hieronymus Van Haken, Jérôme Bosch est né dans une famille modeste originaire d’Aix la Chapelle, venue s’installer en Pays Bas deux siècles plus tôt.
Son grand-père Jan Van Haken et son père Anthonis Van Haken ont exercés déjà le métier de peintre, quand Hieronymus naît vers 1453 à S’Hertogenbosch au Pays Bas. On sait assez peu de chose sur sa vie, mais on sait qu’il se marie vers 1478 avec une aristocrate qui lui permet d’accéder à un statut social plus enviable et à une certaine sécurité matérielle. Vers 1486, Jerôme Bosch est cité comme membre d’une confrérie, « La Confrérie Notre Dame », proche d’une secte hérétique « Les Frères du Libre-Esprit ».

Il sera formé dans l’atelier familial et prendra par la suite le pseudonyme de Bosch, emprunté à son pays natal, afin de se différencier des autres membres de sa famille.

Epousant en 1480 une fille de riche aristocrate, il est accueilli comme « membre notable » par la confrérie Notre-Dame, association religieuse consacrée au culte de la Vierge, dont il devient naturellement le peintre attitré. Sa vie à Bois-le-Duc se déroule alors paisiblement entre sa femme, son atelier et la confrérie, ce qui n’empêchera pas sa renommée de s’étendre bien au delà des frontières de son pays natal.

C’est dans ses lectures et dans l’atmosphère d’hérésie et de mysticisme régnant alors, que Bosch puise une inspiration nouvelle, qui lui fait délaisser l’iconographie traditionnelle de ses débuts, pour s’orienter vers des œuvres « sacrilèges » où le religieux se confronte au pêché et à la damnation.

L’enfer se mêle au paradis, et le satirique à la morale. On y voit sa préoccupation pour l’humanité corrompue condamnée à l’enfer éternel (triptyque du Chariot de foin v. 1500, Musée du Prado, Madrid) pour avoir tourné le dos à la loi divine. L’obsession du pêché s’illustre dans les sept pêchés capitaux (1475-80, Musée du Prado, Madrid), la Nef des fous (1490-1500, Musée du Louvre, Paris), le triptyque Jardin des délices terrestres, v.1503-04 (Musée du Prado, Madrid), allégorie fantastique complexe, composition de personnages et d’animaux hybrides, comportant de nombreuses références à l’alchimie.

Le voyage de Bosch à Venise au début du XVIème siècle, donne une nouvelle dimension à sa créativité, on remarque plus d’espace et de paysages dans Saint-Jean à Pathmos (1504-05, Berlin, Gemäldegalerie), Saint-Jérôme en prière (v. 1505, Gand, musée des Beaux-Arts) ou la Tentation de Saint Antoine (1510, Madrid, Musée du Prado), œuvres qui montrent l’exemple de la vie des saints comme unique voie de salut.

Vers 1510 apparaît une nouvelle évolution avec les tableaux « à demi-figures », représentations de personnages à mi-corps, placés au premier plan (le couronnement d’épines, 1510, Madrid Escorial).

Les œuvres de Bosch n’étant pas datées (une description de ses œuvres par un aristocrate espagnol a toutefois permis de les identifier), on pense que nombre des peintures portant sa signature ont pu être réalisées par ses successeurs, admirateurs de son œuvre. Bruegel l’Ancien saura en pénétrer le sens et en fera la base de sa propre création.
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Le Jardin des délices

Yves Bonnefoy

Vendredi 26 septembre 2008

né à Tours (Indre-et-Loire) le 24 juin 1923, est un poète et essayiste français. Il est l’auteur d’une œuvre importante, poétique aussi bien que théorique, qui interroge sans relâche les rapports qu’entretiennent le monde et la parole.

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